Poèmes

L’usine ou la pisse

Sur mon clavier,
J’ai parkinson,
En dilettante,
Clope entre doigts, jaunis,
Et bière amère
Quelque part.
Je laisse tomber,
Proust et Hugo,
Et les vieilles cathédrales
Qui partent en fumée,
Des bombes
Sur les bibliothèques,
De quelques tasses-pé,
Des profs de français.
J’ai perdu du temps
Dans trop d’pages
Fades, et demi-molles,
Comme devant mauvais porno
A peine bandant,
Et il y a plus de poésie
Dans p-ra de banlieue
Que dans éditions de minuit,
Plus de littérature sur l’macadam
Et dans l’odeur
De pisse des ruelles,
Que dans les rayons
De la c-fna.
Les têtes de gondole,
C’est Besson et Musso,
Merdes sans cœur
Et sans trippes,
Car l’industrie du livre
C’est encore l’industrie,
Comme quand j’retournais,
Pots de yaourt sur tapis roulant,
Gestes mécaniques,
A la chaîne, pendant des heures,
Pour quelques billets d’banque.
Et moi j’égrène
Vampigraine dans l’tabac,
Et roule et fume,
Sur l’balcon,
En regardant la neige
Qui tombe,
Les particules fines,
Qui s’élèvent,
Et ces vieilles idoles
Que les flammes froides
Du tcherno’ brûlent
A l’intérieur.

/ by Volk

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