Poèmes

Bruxelles

Il y avait cette foule
Qui m’foutait la frousse,
Des frites
Et des burgers,
Imbibés de bières,
Qui pesaient dans mon bide,
Et ta main dans la mienne,
Ton sourire, et tes fesses, aussi.
Tu m’traînais alors,
A travers la Grand-Place,
Sans savoir
Où nous étions,
Où nous allions,
Et si nous voulions aller
Quelque part,
Et tu disais bonjour,
A Hugo, Verlaine et Rimbaud,
Bruegel, et Magritte,
Et d’autres poivrots du genre,
Et, moi, j’leur glissais des oigts-d.
Je m’en balançais, de tout.
Je n’voulais que te suivre,
Comme un con,
Pendant des heures,
Des jours, des années,
Jusqu’au bout
De la rue
Et de la terre,
Pour crever,
Comme un clébard,
A chaque endroit,
Sur lequel se posaient
Tes yeux.
Dans l’froid,
La pisse, le sable, le vide,
Qu’importe,
Sans en avoir rien à foutre
Du paradis, et du reste,
Juste mourir, là,
Avec ta main,
Entre mes doigts,
Bercé par l’parfum
De tes veuches,
De ta nuque,
Et m’éteindre,
Dans un flottement,
Un battement,
De ton cœur
L’oreille collée,
A ta poitrine…
Oui,
C’est tout
Ce que je voulais.

/by Volk

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