Poèmes

CES LÈVRES

Je regardais l’bout d’ses lèvres
Attraper cette paille plantée
Dans la mousse d’un cappuccino fumant,
Et j’les aimais bien, ses lèvres,
Et la manière qu’elles avaient
D’onduler, de danser,
Quand elle parlait,
Qu’elle me disait des choses comme :
« T’as une belle plume !
C’est comme ça qu’on dit, hein ?
Une belle plume ? ».
J’foutais du sucre
Dans mon café,
En hochant la tête,
Un demi-sourire sur la tronche.
Je me demandais c’que ça voulait dire
Avoir une belle plume,
Quand on s’contentait de taper
Comme un taré
Sur un clavier,
Mais qu’importe. J’lui écrirai un poème,
Un d’ces jours, un poème sur elle,
Et sur la profondeur de ses yeux sombres,
Et sur ses cheveux qui tombent
Sur la pointe de ses seins,
Sa bouche, entrouverte,
Comme pour me gober l’cœur,
Et la beauté de ses lèvres,
Qui chuchotent à peine
Quand on s’partage des oreillettes,
Pour écouter quelques musiques
Sur un vieil I-pod démodé…
Ça fait presque deux heures qu’on est là,
Que j’ai cette envie d’la serrer contre moi,
Et on écoute un dernier morceau
Avant de s’tirer d’là
Avant d’sortir dans le froid,
Sous la neige, sous moins quinze degrés,
Sous des nuages qui cachent les étoiles
Et les constellations.
« Tu me ramènes chez moi ? »
Qu’elle me demande.
Bien sûr. Ouais. Si tu veux.
Mais, je sais pas si je serais foutu
De t’embrasser
Ce soir.

/ By Volk

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